De salarié à freelance sans quitter son CDI

Retour d'expérience honnête : reconversion, micro-entreprise, Malt et premier contrat

🗓️ Publié le 14 mai 2026 · Par Alex, fondateur de FreelanceClair Partager

Pendant 9 ans, j'ai été opticien. Pas par défaut — j'aimais mon métier, le contact avec les clients, la rigueur technique. Mais à un moment, j'ai senti que je voulais autre chose. Quelque chose que je pourrais construire moi-même, à mon rythme, sans plafond fixé par quelqu'un d'autre.

Aujourd'hui je suis développeur salarié la journée et freelance les soirs et les weekends. Ce n'est pas le chemin classique. Et c'est exactement pour ça que j'ai envie d'en parler honnêtement.

De l'optique au code : une reconversion en 6 mois

J'ai choisi une formation intensive de développeur web — 6 mois à temps plein. Six mois pour apprendre à coder de zéro, à changer complètement de référentiel professionnel, à passer de la lunetterie aux bases de données.

Ce que personne ne te dit avant de commencer une reconversion, c'est que la formation t'apprend à apprendre — mais pas à te vendre. À la sortie, tu sais coder. Tu ne sais pas encore trouver des clients, fixer un TJM, rédiger un contrat ou relancer un impayé.

💡 C'est précisément ce manque qui m'a donné l'idée de créer FreelanceClair : le guide que j'aurais voulu avoir à l'époque.

Le CDI d'abord — et c'était la bonne décision

Six mois après la fin de ma formation, j'ai trouvé un poste de développeur en CDI. Beaucoup de gens m'ont dit : "Pourquoi tu ne te lances pas directement en freelance ?" La réponse est simple : je n'avais pas encore assez d'expérience pour me vendre à un TJM correct.

C'est valable quel que soit ton métier : développeur, designer, consultant, rédacteur, chef de projet. Le CDI m'a donné deux choses que le freelance ne pouvait pas me donner au départ :

Deux ans plus tard, je me suis senti prêt. Pas parfait — prêt.

Pourquoi j'ai ouvert ma micro-entreprise en restant salarié

Ouvrir une micro-entreprise en étant salarié, c'est tout à fait légal — à condition de vérifier deux choses :

La micro-entreprise s'est imposée naturellement : zéro frais fixe, création en quelques clics sur autoentrepreneur.urssaf.fr, et cotisations uniquement si tu gagnes quelque chose. Parfait pour tester sans risque.

À retenir si tu es dans la même situation

Préviens toujours ton service RH ou ton manager avant d'ouvrir ta micro-entreprise. Ce n'est pas obligatoire légalement dans la plupart des cas, mais ça évite les malentendus — et ça montre ta transparence.

La réalité du freelance soirs et weekends

Soyons honnêtes : c'est contraignant. La journée, tu codes pour ton employeur. Le soir et le weekend, tu codes pour tes clients. Il n'y a pas de secret :

Mais il y a un avantage énorme que peu de gens mentionnent : tu peux te permettre de refuser les mauvaises missions. Pas de pression financière, pas besoin d'accepter un client toxique ou un TJM en dessous de ta valeur. C'est une position de force rare.

Malt : comment j'ai trouvé mon premier contrat en 5 mois

J'ai créé mon profil Malt le jour même où j'ai ouvert ma micro-entreprise. Et pendant 5 mois… rien. Ou presque.

Pendant cette période, j'ai quand même reçu des propositions. Deux en particulier que j'ai refusées : une mission dont le brief était flou et le client peu clair sur ses attentes — ce genre de situation qui finit rarement bien — et une autre où le client attendait clairement un engagement qui dépassait mes disponibilités réelles. Pas question de me mettre une pression supplémentaire en plus du CDI. C'est exactement là que le CDI comme filet de sécurité prend tout son sens : tu peux dire non sans que ça te coûte quelque chose.

Ce que j'ai appris pendant ces 5 mois :

Mon premier contrat : 3 jours de mission, un projet de développement pour une PME. Pas spectaculaire. Mais cette première mission a généré mon premier avis Malt — et tout s'est enchaîné plus facilement ensuite.

Le vrai déclencheur sur Malt : répondre vite aux messages (dans l'heure si possible). L'algorithme Malt booste les profils réactifs. C'est gratuit et ça change tout.

Ce que j'aurais fait différemment

Avec le recul, voici ce que je changerais :

Calculer mon TJM sérieusement avant de démarrer

J'ai fixé mon premier TJM "au feeling". J'aurais dû utiliser un calculateur pour partir d'un objectif de revenu net réel. → Calculateur TJM

Mettre 22% de côté dès le premier virement

Les charges URSSAF en micro-entreprise, ça se règle tous les mois ou tous les trimestres. Si tu n'as rien mis de côté, c'est une mauvaise surprise. → Simulateur URSSAF

Utiliser un contrat dès la première mission

Ma première mission, je l'ai faite sans contrat formel. Ça s'est bien passé — mais ça aurait pu ne pas se passer bien. → Modèle de contrat gratuit

Les outils que j'utilise au quotidien

Pour gérer mon activité freelance en parallèle du CDI, j'ai besoin d'outils simples qui ne me font pas perdre de temps :

Conclusion : le CDI + freelance, c'est une vraie stratégie

Beaucoup de gens voient le CDI comme une prison dont il faut s'échapper le plus vite possible pour "vraiment" se lancer en freelance. Ce n'est pas ma vision.

Le CDI m'a permis de me lancer bien plutôt que de me lancer vite. D'apprendre à coder en conditions réelles, de construire un réseau, de comprendre les attentes des clients professionnels. Et maintenant, chaque mission freelance que j'accepte, je l'accepte parce qu'elle m'intéresse — pas parce que j'ai besoin de payer mon loyer.

C'est probablement la meilleure décision que j'ai prise dans cette reconversion.

Tu es dans la même situation ?

Tous les outils pour te lancer en freelance tout en restant salarié — gratuits, sans jargon.

Guide pour se lancer → Calculer mon TJM →
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